Episode 5

Il suffisait d'un mot ... D'un geste ... Alors que les jours défilés à une vitesse sans pareil, Marine voyait son rêves se rapprochés à tel point quelle pouvait presque les toucher du doigt et pourtant ... Son ascension lui valait son amitié avec Bertrand, l'affaire prenait de plus en plus d'ampleur et les deux amis ne communiqués que par intermédiaire. Marine prenait le pas sur Bertrand, alors qu'il tentait de démentir toutes les rumeurs existantes, Marine ne cessait à coup de déclarations et autres communiqué d'enfoncer le clou ... C'était sans compter sur Hélène ...


Compans Cafarelli ...

B: "Clémence, faites moi venir Stacy dans mon bureau immédiatement !"
S: "Tu m'as fait appeler ? Que se passe-t-il ?"
B: "Il faut que je te présente une personne, je l'ai engagé pour pacifier toute cette histoire."
S; "Tu ne m'en a jamais parlé."
B: "C'est normal, tiens justement, la voilà ... Stacy, je te présente Hélène, qui est donc la nouvelle responsable du service management."
S: "Bien, mais pourquoi ne m'en avoir jamais parlé ?"
B: "Disons qu'Hélène a une faculté a prendre des notes, assez incroyable, je dois dire ..."
S: "Et alors ?"
B: "Et bien, tu te souviens de ce que ce fourbe de type avait déclaré sur le détournement de fond que j'aurais pratiqué au moment ou il a essayé de me virer ..."
S: "Oui et alors ?!"
B: "Et bien Hélène passait un entretien ce jour là ... Ici ... Si elle prend beaucoup de note ... Elle ne se promène jamais sans son dictaphone au cas elle n'aurait pas le temps de tout noter ..."
S: "Oui et bien ça tout le monde l'a entendu ..."
B: "Oui certes, mais tout le monde n'a pas entendu la conversation téléphonique qu'avait eut notre cher détracteur avant la réunion ..."
S: "C'est pas vrai ..."
B: " Si si écoute ..."


Dictaphone: "C'est bon j'ai tout les éléments sur cet idiot, j'ai de quoi le faire tomber, j'ai modifié tout les rapports et fait des faux concernant les bilans, en lui mettant tout sur le dos ! Cette fois il ne reviendra pas, si on ne l'a pas eut physiquement, autant l'achever avec ça ! Je dois y aller !"

S: "Alors là ..."
B: "Oui il est complice avec le mec qui a tenté de m'assassiner, enfin avec celui qui est a la base de tout cela, ils vont donc tous tombé ensemble !"


Carmes ...

M: "Je crois bien que cette fois je l'ai eut ..."
C: "Et tu es fière de toi ?"
M: "Non mais que voulais tu que je fasses ?"
C: "Refuser !"
M: "Pas question de renoncer à mon rêve !"
C: "Tu as la mémoire bien courte ... Qui était là quand ça n'allait pas ?"
M: "C'est vrai, mais l'affaire est lancée maintenant ..."

Télévision: "Dans l'affaire de détournement de fond, Bertrand qui été jusque là accusé devrait être blanchi, en effet une bande sonore ayant été retrouvé, prouve son innocence. Un coup monté par ses détracteurs en relation avec la même personne qui aurait tenté de l'assassiner ...

M: "Quoi ?! C'est quoi cette histoire ..."

Et oui alors que Marine venait de s'apercevoir qu'elle défendait le mauvais camp ... Elle venait de comprendre qu'il aurait suffit d'un mot, d'un geste pour éviter de comprendre à l'envers une situation qui n'a cessé de l'éloigner d'un ami ... Un vrai ...

# Posté le mardi 01 septembre 2009 19:39

Episode 4

Quelques jours plus tard ...

Alors que la tourmente médiatique s'emparait de l'affaire de la caisse noire, Bertrand plus seul que jamais au milieu de cette engouement courait sous la horde de photographe qui épiait ses moindres faits et gestes. La boite de com dont il avait les manettes vu en quelques semaines son chiffres d'affaires quasi doublé grâce à la médiatisation de l'affaire. Un Bertrand encensé professionnellement, un Bertrand anéanti personnellement ...
Pendant ce temps là Marine préparait ses dossiers en vu du procès non sans une certaine amertume, mais il semblait être trop tard pour faire machine arrière, l'affaire était lancée ...


St Georges ...

Anaïs: « Cédric, je t'attendais avec impatience, comment vas-tu ? »
Cédric: « Bien merci, je n'ai toujours pas de réponse à ma lettre. J'ai récemment eut Marine au téléphone et elle m'a dit qu'elle dialogué avec Bertrand par avocat interposer. Il ne répond même pas à ses mails, c'est son avocat et sa secrétaire qui fait tout. Mais en même temps je me fais du souci pour lui. »
Anaïs: « Pourquoi dont, il est encensé par la presse et elle a prit sa défense, sa boite tourne comme jamais. »
Cédric: « Oui mais tu le connais bien, au fond il doit se sentir bien seul face à tout cela. Il a coupé les ponts avec tout le monde et même si tout cela est bon pour lui professionnellement, j'ai bien peur qu'il en ressorte plus détruit que jamais, il parait qu'il ne cesse de passer ses nuits au bureau, a la fois pour préparer l'affaire avec son avocat et pour répondre à toutes les offres qu'il a. »
Anaïs: «  Je me fais du souci également pour lui, qui plus est j'ai peur qu'il lui arrive quelque chose, il est toujours vulnérable, les médecins lui avait déjà recommandé du repos mais rien à faire ... »



Compans Cafarelli ...

Bertrand: « Stacy je t'attendais, j'ai eu l'avocat et il semblerait qu'ils n'ait aucune preuve tangible pour nous attaquer, l'affaire commence la semaine prochaine et d'après ce que je sais Marine fait tout pour retarder l'audience. »
Stacy :  « Excellente nouvelle, j'ai eu un journaliste qui souhaiterait te rencontrer pour une interview exclusive qui serait diffuser la veille du procès, qu'en penses tu ? »
Bertrand: « Excellente idée, mais je veux que tu vois avec lui, toutes les questions une par une, je ne veux pas être pris au dépourvu. »
Stacy: « Bien je m'en occupe. »

Alors que Bertrand ouvrit sa boite mail, l'un d'eux attira son attention.


St Georges ...

Anaïs: « Cédric, il faut que je te dise quelque chose, l'assistante sociale m'a appelée hier, en me disant qu'étant donné que le Père était connu, il souhaitait s'entretenir avec lui dans la perspective que Bertrand reconnaisse l'enfant, car cela serait bien pour l'équilibre de la petite. »
Cédric: «  Sérieusement ? Que penses tu qu'il va faire ? »
Anaïs: « Je ne sais pas encore, des qu'elle a du nouveau, elle me tient au courant. »


Compans Cafarelli ...

Bertrand: « Stacy regarde cela, l'assistante sociale veut que l'on se rencontre au sujet de la petite. »
Stacy: « Tu peux toujours y aller, ça ne t'engage à rien. »
Bertrand: « Je ne sais pas si j'ai envie d'entendre parler de cette histoire, surtout en ce moment. »
Stacy: « Bertrand que tu le veuille ou non, cette gamine est ta fille et tu dois en agir en conséquence. »
Bertrand: « Je le sais pertinemment, mais crois tu que c'est le bon moment ? »
Stacy: « Il n'y a pas de moment précis pour cela, tu dois le faire un point c'est tout. »
Bertrand: « Tu as raison, je vais l'appeler de suite. »


St Georges ...

Anaïs: « C'était l'assistante, Bertrand a convenu d'un rendez vous en présence de la petite, mais ... Sans moi, c'était l'une des conditions pour qu'il accepte. »
Cédric: « Anaïs, n'en demande pas trop pour l'instant, laisse le faire connaissance avec elle et ensuite tu verras ce qu'il se passe, c'est pas facile d'apprendre du jour au lendemain que tu es Père. »
Anaïs: « Certes, tu as sûrement raison. »


Il y a des choses qui ne peuvent pas attendre ... Stacy ne croyait pas si bien dire, alors Bertrand allait enfin pourvoir voir sa fille, Marine venait quand à elle d 'apprendre qu'il ne fallait pas toujours se fier aux apparences et pour cause, elles sont parfois bien trompeuses et que le délai de réaction était bien court pour aviser ...








# Posté le mercredi 29 avril 2009 03:34

Episode 3



Quelques mois plus tard...

Cher Bertrand,

Je ne sais pas par quoi commencer tellement j'ai de choses à te dire. Je n'ai pas l'habitude d'écrire des lettres. Tu sais à quel point je peux montrer mon affection pour les gens, mais avoir énormément de mal à parler de choses profondes. De plus, si j'étais venu te voir, tu ne m'aurais pas écouté jusqu'au bout, tu es susceptible en ce moment, tu as subi plusieurs trahisons qui t'ont fait devenir paranoïaque à mon égard et cela me blesse.

Je t'aime Bertrand, d'une vraie amitié, et c'est pour cela que je tiens à te dire certaines choses la veille de ton procès.

Tout d'abord, vis-à-vis de ce procès, je voulais te donner quelques explications concernant Marine. Oui, Marine t'a trahi au plus haut point en choisissant de défendre la partie adverse. Mais essaie de te mettre à sa place. Elle a une carrière bien mais pas aussi excellente que la tienne, et des relations nombreuses mais pas aussi épanouissante et durable que la mienne. Elle a nourri petit à petit de la jalousie à notre égard. Notamment, quand tu es devenu patron de ta boîte, et moi quand mon couple a tenu après l'épisode « Emile ».

Ça ne s'était pas arrêté à nos infidélités respectives. On l'a recroisé une ou deux fois en boîte nuit. Pour la première fois, je me suis senti suffisamment en confiance et sûr de mon couple pour discuter de cette pulsion de le faire à 3. Ça a duré une nuit, c'était purement sexuel, et il a dégagé avant le petit-déjeuner. C'était notre histoire, à David et à moi, c'était notre intimité et il n'y avait pas sa place. Nous en sommes sorti encore plus soudés que jamais.

Pour en revenir à Marine, je crois que le déclic a été quand elle a croisé quelques connaissances de sa fac, des filles qu'elle détestait, qui sont devenues de grandes avocates avec mari et bébé à la clé. Alors, quand on lui a proposé de défendre cette affaire, elle a vu son heure de gloire arriver enfin mais elle ne pensait pas que tu serais impliqué à ce point. Bertrand ! Se servir de l'argent d'une caisse noire c'est quand même énorme !

Il y a un autre point que je voulais évoquer ici : Anaïs. Elle est venue me voir quand vous vous êtes séparés après ce fameux repas chez toi, elle avait besoin d'un juriste pour récupérer sa fille. Il y a maintenant presque 4 ans, elle était en dépression et était tombée dans la drogue quand elle s'est rendue compte qu'elle était enceinte. Elle n'a pas voulu garder l'enfant, notamment parce qu'elle avait peur de ce que la drogue avait pu avoir comme effet sur le f½tus. Oui, c'était lâche de l'abandonner. Mais que faire dans ces cas-là ? Quand vous vous êtes retrouvés il y a quelques mois, elle a voulu rechercher cette petite fille, à qui elle n'a cessé de penser chaque jour. Au vu de ta réaction horrifiée lorsque l'assistante sociale est venue, elle n'a pas osé t'en dire plus. Moi non plus, je ne pouvais pas t'en parler car j'étais tenu au secret professionnel et je crois effectivement que tu n'étais pas prêt.

Pourquoi je t'en parle maintenant ? Parce que Anaïs l'a récupérée, ça y est, et quand tu verras ce petit minois qui a hérité du meilleur de vous deux, tu craqueras. Les considérations sur « non, je ne veux pas m'embêter avec des mioches » te sembleront obsolètes. Car, oui, cet enfant est le tien.

De plus, je pense que la position dans laquelle tu te trouves te fais réfléchir sur la vraie valeur de la vie, sur ce qui est important ou pas. Grandir, c'est choisir. Choisir la vie que l'on veut et pas celle que les médias vendent.

Je pense que c'est comme le chemin que j'ai fait pour accepter mon homosexualité. Et c'est ce genre de chemin qu'il faut que tu entreprennes. Qui es-tu vraiment ? Vers où tu vas ? Avec qui ?

Dernier point avant de finir cette lettre, ne blâme pas Stacy. Je sais que tu lui en veux à mort de s'être rapproché d'Alexandre, alors que c'était une taupe. Au début, elle faisait ça pour essayer de le corrompre et puis je crois qu'elle est vraiment tombée amoureuse de lui. Mais je crois que cette relation t'aidera demain. Ils ont bossé comme des fous pour trouver des moyens de diminuer ta part de responsabilité. Par exemple, en disant que tu n'avais pas trop le sens des réalités depuis ton coma et les différentes tentatives de te tuer.

Ne perds pas espoir, mon ami.

Je serais là pour toi demain et tous les autres jours, tant que tu veux de mon amitié.

J'espère que tu arriveras à faire la part des choses avec ces gens qui ont été, et sont encore, importants pour toi, quoi que tu dises.


Cédric.

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# Posté le jeudi 16 avril 2009 16:51

Episode 2

Deux jours ont passé...


Plus tard, ailleurs...

Dans une boîte de nuit. LA boîte de nuit ultra-branchée. Il faut être millionnaire ou disque d'or pour y avoir son entrée. Ou connaître les bonnes personnes. Les dossiers de juriste de Cédric lui ont permis d'obtenir les faveurs de certains puissants, et pour cette nuit, cette boîte de nuit est SON territoire. Le sien et celui de David.

Percus martelées, ombres stroboscopées, l'odeur animale de la sueur se mélange à celle du champagne versé sur le corps des danseurs.

Ils ont dansé jusqu'à se noyer dans cet océan sonore, jusqu'à confondre le battement de leurs c½urs et celui du rythme des baffles. Jusqu'à s 'écrouler à leur table, souffle coupé.

Depuis deux jours, c'est le grand amour. Le vrai. Celui qui fait sourire quand on est tout seul. Celui qui fait hurler de joie dans la rue sans que ça n'ait d'importance...

La transpiration colle leurs chemises colorées. Les yeux dans les yeux, ils ne voient pas s'approcher le beau mec qui s'assoit à leur table.

David : Emile !

Cédric : Mais qu'est-ce que tu fais là ?

Emile : Oh... J'ai mes entrées un peu partout dans le coin. Mais je vous ai vu et je me suis dit que j'allais vous faire un petit bonjour... Alors, toujours aussi sexy, vous deux ?

Sous la table, Cédric a clairement senti la jambe d'Emile se coller à la sienne. Évidemment, il faudrait réagir, mais l'alcool, la fatigue... Et puis ça n'engage à rien...

Emile : Je vous ai vu danser tous les deux, vous êtes chaud-bouillants... Dites, c'est un peu loin, chez moi, j'ai bu pas mal, ça vous ennuie pas si je viens dormir chez vous ?

Cédric : Écoute, ça tombe mal, on a une canalisation qui a pété, sans rire ! l'appartement est une piscine. Rien que pour accéder à la cuisine, il faut un kayak et une bouée de sauvetage, alors ça va as être possible cette fois.

Emile : Dommage... Tant pis, la prochaine fois peut-être. Vous savez où me trouver...

Emile est déjà reparti, sa silhouette s'est perdue dans les ombres saccadées balafrées par les lasers.

David : C'était quoi, ça ?

Cédric : Il est che-lou, ce type... Ça se voit, non, qu'on est ensemble... A quoi il pensait ?

David : Ooh... Allez, on l'oublie, on rentre on va au lit, et peut-être même qu'on continuera la danse sous la couette...

Cédric : Coquinou...

Le bonheur... Mais alors, pourquoi ne pas pouvoir penser à autre chose que la chaleur de la jambe d'Emile contre la sienne ? Et à ce trouble qui ne le quitte plus ?



Ailleurs...

Un cabinet d'avocat. Le plus grand de Toulouse.

Marine vient de boucler un nouveau dossier. Une affaire complexe qu'elle a résolue brillamment. A tel point que la partie adverse s'est effondrée comme un château de cartes. Il va y avoir des félicitations pour ça. Des récompenses. Depuis le temps qu'elle vise la tête de la succursale Toulouse de ce cabinet, ça va enfin bouger...



Ailleurs...

Bertrand s'est replongé dans le travail. Ses mois d'absence doivent être comblés.

Heureusement qu'il y a ce nouveau cadre sous ses ordres, cet Alexandre, jeune, méticuleux, irréprochable, un vrai maniaque dans le travail. Et du travail, il y en a. Par dessus la tête. Il y a les affaires en cours, les contacts à l'étranger à renouer, les contrats à relancer, des transferts de fond à autoriser...

Pas le temps de penser à quoi que ce soit d'autre. Surtout pas au ruban qu'Anaïs a oublié chez lui et qu'il garde dans sa poche, enveloppé de son parfum...




Ailleurs...


Un cabinet d'avocat. Le plus grand de Toulouse.

La secrétaire passe timidement la tête dans le bureau de Marine.

Julie : Excusez-moi...

Marine : Oui, Julie ?

Julie : L'hélicoptère du Grand Patron vient d'atterrir sur le toit. Et on vient de me demander de décaler vos rendez-vous pour que vous le rencontriez dans dix minutes, dans la salle de Crise rouge.

Marine : Merci Julie, je m'y rends immédiatement.

Ça y est... Le Grand Patron. Qui vient pour elle... C'est le triomphe, l'apothéose, la consécration...




Ailleurs...


DRING ! DRING ! DRRRRRIIINNGG !

La nuit a été agitée pour Cédric. Ils ont continué à danser jusqu'à l'appart' et David a tenu à lui montrer comment on danse le tango. Ça s'est fini par terre dans la cuisine, et c'est là qu'il se réveille. A côté de David, et de deux bouteilles de champagne sèches. La bouche pâteuse et l'oreille DRING ! agressée. A peine le temps d'appuyer sur l'ouverture de la porte en bas pour que cesse le mal de crâne que déjà on tape comme un sourd à sa porte.

Cédric : Anaïs ? Mais... ça va pas de débarquer chez les gens à euh... 11 heures du matin ?

Anaïs : Ecoute Cédric... Salut, David ! (David rampe vers la chambre à coucher en grognant quelque chose d'intraduisible) Ecoute, Cédric. Je sais que tu es le meilleur ami de Bertrand, et que ça va pas fort en ce moment entre lui et moi. Mais là, j'ai besoin de toi, parce que je sais pas comment faire, et que...

Cédric : Oh là... Attends, assieds-toi, ma Chérie. De quoi tu me parles, là ? Ça doit pas être si grave que ça ? Tu vas pas te mettre à pleurer, non ? Parce que je te préviens, moi... Si jamais tu pleures, je deviens une vraie fontaine...

Anaïs reprend son souffle. Elle a pleuré. Beaucoup pleuré.

Anaïs : Voilà ce qui m'amène. Ma fille. C'est pour elle que je viens te voir.

Cédric : Attends, attends... Qu'est-ce que j'ai à voir là-dedans ?

Anaïs : Je veux récupérer sa garde, alors j'ai besoin d'un juriste, et je veux que ce soit toi, parce que je sais que toi, tu feras tout pour que je puisse la revoir. Tu te rends compte ? Ça fait trois ans que je ne l'ai plus vue...

Cédric : Oh laaaahhh... Attends, j'ai encore le nain qui tape dans le crâne... Je comprends pas tout. Pourquoi tu as perdu sa garde ? Pourquoi tu... ?

Anaïs : Crois-moi, Cédric, t'as pas envie de savoir...




Ailleurs...

Marine avance le long des couloirs vers la salle de Crise Rouge. Tous la regardent avec respect et admiration. Le Grand Patron est venu pour la voir, elle... Marine fait bien attention de rester imperturbable. A ne surtout pas montrer son exaltation.

Plus que quelques mètres, la porte rouge est devant elle, le Grand Patron l'y attend.




Ailleurs...

Dans le bureau de Bertrand, une petite lumière discrète s'est allumée sur son écran. Celle qui annonce que Stacy veut le voir au plus vite. La porte s'ouvre en claquant.

Bertrand : Hé, Stacy, t'as envie de cogner quelqu'un ?

Stacy : Bertrand, assure-toi qu'on soit pas dérangé, j'ai quelque chose de grave à te montrer.

Bertrand : Ce gros dossier que tu tiens ? Attends...

Bertrand appuie sur le bouton du communicateur.

- Clémence ? Décalez-moi les rendez-vous d'une demi-heure à partir de maintenant... Quoi ?... Qui ?... Non, dites-lui d'attendre, inventez un truc, n'importe quoi... Mais je sais pas, moi, c'est votre boulot... Bon, écoutez, s'il insiste encore, vous lui dites que je ne m'occupe pas de son dossier, et que jamais le préfet ne lui accordera son autorisation... Oui, je pense aussi que ça devrait le calmer...

Bertrand coupe tout et se tourne vers sa s½ur.

Bertrand : Vas-y, raconte...

Stacy : Avant de tout te raconter, je voudrai que tout soit clair... Toi et moi, nous savons comment ça fonctionne, ici... Et pourquoi tu as gardé ta place alors que tu étais dans le coma depuis trois mois, d'accord ? Bon, c'est vrai que lorsque tu es entré dans la boîte, tes campagnes de pub ont doublé le chiffre d'affaire sur ces opérations, il y a aussi ces contacts privilégiés que tu as avec ces clients au Japon et en Angleterre et qui ne veulent avoir à faire qu'avec toi... Et aussi tes ambitions de rachat de boîtes étrangères, et puis tes bénéfices en actions boursières... Mais toi et moi, nous savons comment ça se passe... C'est un monde de requins, et pour ces contacts, ces rachats d'actions, ces contrats qu'on te demande depuis l'étranger, ce sont des décisions qui se prennent en un instant, et il faut que la boîte puisse investir de l'argent instantanément. Il TE FAUT pouvoir investir de l'argent instantanément. Et c'est pour ça qu'existe cette caisse de fonds secrets depuis que la boîte a été créée.

Bertrand : C'est vrai que ça ne m'avait pas plu au début, mais depuis que nous sommes sur le marché international, nous n'avons plus tellement le choix... Mais pourquoi me parles-tu de ça ?

Stacy : J'y arrive... Tu sais comment je fonctionne ? Jamais confiance en personne, tout ça ?...

Bertrand : Oui, tu as un dossier archivé sur toutes les personnes que tu croises. Je suis sûr que tu es mieux informé sur certaines personnes de cette boîte que ne le sont les services secrets...

Stacy : J'ai des dossiers sur tout le monde, c'et vrai. Je n'aime pas être prise au dépourvu, et je peux déboulonner n'importe qui de son siège ici avec tout ce que j'ai en archives... C'est vrai qu'on est doué dans nos boulots, mais ça sert d'avoir des bandes enregistrées sur les uns et les autres au cas où le conseil d'administration se demande si on va virer mon grand frère ou non...

Bertrand : Quoi ? Qu'est-ce que tu racontes, là ? Stacy, tu...

Stacy : Attends, écoute plutôt ce que j'ai découvert... Ton Alexandre, là, celui qui te fait un travail si méticuleux, si parfait... En tant que chef des Ressources Humaines, j'ai enquêté sur lui...

Bertrand : Laisse-moi deviner, tu enquêtes sur un cadre brillant et plutôt beau gosse...

Stacy : Bon, c'est vrai qu'il est craquant à mourir, je dis pas que je pensais pas à autre chose en faisant mon enquête, mais regarde ce dossier... S'il est aussi pointilleux, précis, c'est parce qu'il est affilié au Corps d'Investigations et de Recherche des entreprises en fraudes ! Ce type, s'il est là, c'est pour enquêter sur la caisse noire de l'agence !




Ailleurs...

Marine pousse la porte et entre.

Dans la pièce aux murs rouges, derrière l'immense table en marbre italien, le Grand Chef l'attend. Elle s'avance vers lui, et il lui sourit. Ils se saluent.

- Ma chère, vous êtes de l'étoffe des meilleurs. Vos succès juridiques sont élégants, et surtout, ils écrasent nos adversaires. Vous êtes sans pitié, et qui plus est une fort jolie demoiselle...

Cela fait quelques temps que je vous ai à l'½il, depuis le centre parisien. Vous êtes une battante, et vous avez tout pour arriver au plus haut des sommets de cette profession. Votre dernière affaire a été menée de façon particulièrement exemplaire, et de plus, la partie adverse était soutenue par un vieux grincheux avec qui je suis en froid depuis plus de dix ans. Lui avoir rabattu son caquet me fit un plaisir que vous ne pouvez imaginer...

Et là, le grand Chef changea de ton.

- Et maintenant voilà pourquoi je suis venu ici, pour vous voir...

Il va y avoir bientôt un procès, ici. Dès que l'enquête sera terminée. Et on nous demande, de ne PAS perdre dans cette affaire. Comprenez-moi bien... Il s'agit d'une affaire en or, d'une affaire qui va nous assurer une grosse couverture médiatique... Le genre d'affaire qui peut faire d'une avocate assez douée la directrice de notre succursale de Toulouse. Mais pour cela, il faudra faire tomber des têtes... c'est bien compris ?

- Euh... Oui, mais, de quoi s'agit-il ?

- Oh, c'est du tout cuit, voici le dossier. Vous allez révéler au grand public la corruption, l'abus d'initiés, et toutes les malversations financières d'une grande compagnie de publicité, ici-même, à Toulouse...
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# Posté le mercredi 01 avril 2009 05:44

Newsletter "Pourquoi est-elle?"

Newsletter "Pourquoi est-elle?"
Alors que la série "Pourquoi est-elle?" reprend son rythme de croisière, après le splendide démarrage de la saison 3 (merci à vous tous ! ) mais aussi, avec la publication d'un épisode chaque mercredi.

Nous pouvons vous annoncer que l'épisode 2 de la saison 3, aura une teneur un peu spéciale et pour cause, il est signé d'un autre auteur, et quel auteur, puisque Erwan Clémino nous fait l'honneur d'avoir accepté de signer pour une épisode ( et nous espérons plus ! ) les aventures de nos trois compères.
La série prend alors un nouveau virage tout en gardant sa teneur habituelle.
Accroche garantie !

Merci encore à toi Erwan !
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# Posté le mardi 31 mars 2009 18:22